marmelades
2008/07/02
Nouveau blogue
Vive le blogue de [mariemello] services rédactionnels!
(Enfin... On verra si je le maintiens plus ;-)
http://mariemello.com/blog/
2008/04/30
Sexe et communisme
Puisque l'hiver est revenu, je me permets une brève incursion sur ce blogue. En vrac et sans autre but que sauver la marmelade.
Au cinéma du Parc hier, j'ai appris hier que les communistes ont effectivement de meilleures relations sexuelles. Avec un groupe d'amis, dont un Allemand de l'Est et un Allemand de l'Ouest, je suis allée voir le "documentaire" allemand Do Communists Have Better Sex?, d'André Meier, qui compare la sexualité de part et d'autre du Rideau de Fer. À mon avis c'était plutôt un reportage télé humoristique très brouillon, mais j'ai bien aimé découvrir les images d'archives de films allemands d'éducation sexuelle. Les petites séquences animées intercalées dans le film sont assez amusantes, mais le tout manque vraiment de cohésion. Peu scientifique, mais divertissant. Mal fait, mais excellent pour rire à haute voix et déranger tout le monde. Et puis l'Est a gagné, alors ça m'a plu...
Le film était suivi de deux films éducatifs, américains cette fois, qui exposaient les risques de la syphillis (avec grand ridicule) et la manière souhaitée d'éduquer une jeune femme pour qu'elle devienne une bonne épouse (en l'occurence Maria, super mal interprétée!). Un peu déçue qu'il ne s'agisse pas de films allemands, mais j'ai quand même pu comprendre d'où viennent les bébés et la fonction de la femme, qui est évidemment de bien cuisiner et savoir plaire à son mari.
(Une chose que je n'ai vraiment pas comprise: j'ai attendu durant vingt minutes l'ouverture de la salle 3 du cinéma. Lorsqu'on nous a enfin laissés entrer, le film jouait déjà à l'intérieur?!?!)
Outre quelques sorties assez légères, une relative fièvre du hockey et la révision linguistique d'interminables guides d'activités, je fais bien peu de choses. En ce moment j'essaie à nouveau d'apprécier le nouveau Portishead. Peine perdue, à chaque écoute je le déteste un peu plus.C'est désagréable à l'oreille, ça chiale et c'est impossible de travailler dans ces conditions. L'un des plus mauvais disques écoutés depuis le début de l'année.
J'aimerais mieux regarder La graine et le mulet dix fois consécutives... Non attends, ça fait tout de même 2h30 ce truc. Mais ayoye que c'est bon... Une autre fois, peut-être.
2008/03/05
Je vais enfin pouvoir aller patiner dehors
Je suis de retour, après un déménagement et 4 jours de no man’s land dans les dossiers de Bell.
J’ai eu l’occasion de réaliser à quel point (Bell c’est de la merde, mais ça je le savais déjà!) je suis totalement dépendante d’internet. À la limite, le téléphone je m’en foutais un peu. C’est surtout l’impossibilité de prendre mes courriels ou le fait que toute recherche d’info, paiement, vérification se fait maintenant par le web… Dans ma vie de travailleur autonome, c’est un peu indispensable à mon gagne-pain aussi.
En quatre jours, j’ai eu la grande joie de parler à plus de 10 agents différents – car on ne peut jamais reparler à la même personne, même si notre problème prend 10 minutes à expliquer et qu’ils ne sont pas foutus de l’écrire au dossier. Chaque fois, on me répétait que ce serait arrangé dans quelques heures. Ensuite je rappelais, je recommençais, on me redisait un truc différent qui revenait au même, j’attendais, rien ne se passait, etc.
J’ai été confinée à la maison au cas où le fucking technicien imaginaire passerait, pas d’internet, pas de téléphone. Dans l’impossibilité d’aviser mes clients, j’ai raté deux contrats à cause de cette connerie. L’un des agents m’a même demandé d’aller sonner chez mes nouveaux voisins pour leur demander s’ils sont avec Bell et leur numéro de téléphone. Ben gênant.
Je suis passée de « votre rue n’existe pas », à « Bell ne se rend pas chez vous » (hello! en plein centre de Montréal, c’est quoi cette histoire?!), à « voyons madame, vous êtes rebranchée », à « madame, vous ne serez jamais rebranchée », en passant par « le technicien est passé et votre problème est réglé dans nos dossiers depuis 2 jours ». Huh?
Je me suis fait niaiser pendant 4 jours… 96h de colère refoulée (ou presque : j’ai pété 2-3 plombs avec quelques agents différents). Et maintenant que je peux enfin sortir acheter des ampoules, un vise grip, un paquet de clous, une lampe, un niveau et un foutu rack à ustensiles, il fait un temps de cul…
2008/02/21
Cabina est de retour
Il sera accompagné de l’improvisation musicale du très polyvalent Bernard Falaise et du DJ compositeur, Martin Tétreault tissant le paysage sonore avec Giselle Numba One, une présence et une voix qui hypnotise.
En direct, Cabina Obscura bouleverse le cadre de l'écran pour ciseler vidéo, 35-16 mm, corps et voix.
Les billets sont en vente dès maintenant à la CinéRobothèque de l’ONF au coût de 4 $.
2008/02/14
Googlage
Wow... il a dû être déçu en tombant sur mon blogue.
2008/02/11
Briser la glace

Parfois, il m'arrive de ne pas être capable de parler d'un film.
C'est le cas avec Tout est parfait, vu ce matin, qui sera présenté en ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois. Un festival que je n'affectionne pas particulièrement, pour plusieurs raisons...
C'était sans doute une drôle d'idée de ma part de débuter la semaine avec le premier long métrage d'Yves Christian Fournier, surtout parce que je n'ai pas de papier à faire à ce sujet. Curiosité sans doute... Ça faisait longtemps aussi que je n'avais pas eu vent d'un film québécois réellement intéressant. Je voulais aussi voir si Guillaume Vigneault pouvait être un bon scénariste. En bien l'expérience doit avoir été concluante, puisque j'ai totalement embarqué dans le film. D'une manière qui ne m'arrive pas très souvent, ayant malheureusement tendance à adopter une foutue distance critique. Là je savais que ce n'était pas pour le travail et je me suis complètement prêtée au jeu.
D'une part, c'est un très bon film. D'autre part, j'en suis sortie tout à fait déprimée. Côté réalisme, c'est bien réussi; j'y ai reconnu des bouts d'adolescence sur la Rive-Sud, les dialogues entre les ados étaient crédibles (vraiment rare!), et le personnage principal incarné par Maxime Dumontier n'était pas aussi simpliste que je ne l'aurais cru. L'acteur a 19 ans et son travail est vraiment très prometteur... Un peu déçue de ne pas avoir vu Claude Legault plus que ça, mais très satisfaite de l'expérience Tout est parfait. À conseiller à ceux qui ont envie de voir un film québécois intelligent. À déconseiller à ceux qui ont vécu le suicide d'un ou de des proches. Un peu direct comme approche... Ce qui fait sa force.
2008/02/09
Langue de bois 2
Alors la dernière fois je n’ai pas eu le temps de parler des 10 performances de 6 minutes de la soirée Combat contre la langue de bois. Oui, ces artistes qu’il faut vraiment avoir envie d’entendre pour endurer l’ensemble des contraintes liées à la mauvaise organisation du FVA et de l’autopromotion constante de D. Kimm (ce qui te donne envie de partir avant que le show ne commence, mais tu te calmes et tu te dis que, tant qu’à être mal, ce serait bien d’avoir vu une partie du spectacle, parce qu’être inconfortable pour rien c’est vraiment plate).
Je dirais que dans l’ensemble je ne regrette pas d’avoir assisté au Combat, mais je peux affirmer avec autant de certitude que je n’y retournerai pas l’an prochain. (Je ne suis pas celle qui veut aller dans un resto parce qu’il est toujours plein, ou qui choisit un bar pour la longueur de sa file d’attente extérieure.)
Ça a plutôt mal commencé avec le discours de l’organisatrice, dont le manque d’humilité me dérange vraiment : « C’est mon idée, j’ai pensé que je pourrais demander aux artistes de… Je les ai choisis…. Je suis contente de ce que j’ai fait…. Ça me fait plaisir d’organiser ça…. Je vous présente le Combat contre la langue de bois…» Il y avait du roulage de globes oculaires dans la salle.
Ensuite, c’est la slammeuse Queen KA qui a eu la tâche ingrate de partir le bal. Intéressant.... Elle ne se compromet pas du tout, et son propos est assez rempli de lieux communs, mais j’aime bien sa présence sur scène et son rythme. Plus expérimentée, Évelyne de la Chenelière offre un texte intéressant qui se résumerait en anglais par « laughter is overrated ». Vraiment agréable, mais je trouve que ça n’avait pas tellement rapport avec la question de la langue de bois. Ça séduit la foule, mais ça passe à côté de l’objectif de base de la soirée. Du bonbon.
Je ne m’arrêterai pas à chacun des segments, mais disons que mes deux préférés parmi les dix ont été :
(1) René-Daniel Dubois (super texte sur la langue de bois, avec beaucoup d’humour et un écoeurement bien senti, mais il a été le seul à dire quelque chose qui m’intéresse beaucoup : « ce n’est pas la langue le problème, c’est ce qu’on fait avec »).
(2) Serge Bouchard, anthropologue, qui a abordé la perception que les Québécois ont des Français, s’indignant que le fait d’être Français assure illico une crédibilité dans le monde de la culture ici. Qu’un Français qui publie un essai pourri sera invité à toutes les tribunes du Québec, alors qu’un Québécois publiant un super essai aura du mal à être invité à la moindre émission. Vraiment pas méchant à l’égard des Français, c’était surtout nous et notre complexe d’infériorité qui étaient visés par Bouchard. Je simplifie, mais son texte était d’une grande beauté, et il a osé… Contrairement à d’autres.
Sinon, une rotten tomato à la comédienne Geneviève Rochette, qui avait l’air de n’avoir rien préparé et qui aurait fait dormir le public (s’il était moindrement confortable). C’est le seul numéro que je n’ai absolument pas aimé (j’ai raté Marie-Louise Arsenault exprès… vraiment pas capable!). Une tomate à Mado Lamotte aussi, parce qu’elle a totalement raté son punch. Un peu de déception suite à la performance de Louis Champagne aussi: je l’imaginais plus direct, plus cru. Ça ne fait pas très longtemps que j’ai vu la série Minuit, le soir, alors je suppose que j’étais restée coincée avec cette image.
Dans l’ensemble, c’était une soirée intéressante parce que variée. L’animateur Jacques Bertrand a fait du beau travail et les musiciens aussi. Inégal, mais plein de surprises intéressantes. Une bonne idée de rassembler des gens aussi différents (même si on voit bien qui écrit et qui performe… les deux talents ne sont pas donnés à tout le monde!). Même si évidemment tout le concept de la soirée est entièrement à revoir.
2008/02/08
Langue de bois 1
Je m’apprête à commettre une faute « grave », celle de dénigrer la qualité d’une soirée produite par un organisme à but non lucratif, rempli de bonnes intentions, amoureux de la culture et qui accorde une bonne place à la relève.
C’était PÉNIBLE. D’abord en raison d’une mauvaise organisation et d’un choix douteux de salle, ce qui n’a absolument rien à voir avec ceux qui ont offert une performance. La Sala Rosa est une pièce dont la capacité maximale est 220 personnes. Malgré son cachet, elle est petite, non aérée et – surtout – le plancher est droit. À mon arrivée à la Sala, 15 minutes après l’ouverture des portes, toutes les chaises inconfortables (genre chaises d’appoint que ta grand-mère sort du placard pour ses invités), compactées en étroites lignes droites dans la pièce pour asseoir un maximum de gens, étaient prises.
Après passage au vestiaire obligatoire (adieu cigarette), je remercie mes amis plus ponctuels que moi et je prends quand même place. Or je ne peux déplier mes genoux complètement (et je suis plus petite que la moyenne des femmes adultes québécoises). Je regarde vers la scène : je sais déjà que je ne verrai rien. Je regarde autour de moi : je sais déjà que la majorité des gens ne verront rien non plus. Cool, il me reste au moins l’ouïe. Point de vue odorat, c’est pas fort non plus ici.
Il me semble qu’une soirée comme celle là gagnerait à adopter un mode cabaret sympa. Malheureusement, elle a trop de succès alors on est alignés comme dans un cinéma (sans pente ni espace vital, sans que les chaises soient le moindrement décalées pour permettre le confort (je me sens comme au Beaubien quand je vais voir un film en langue étrangère sous-titré et que je ne vois pas les sous-titres, mauvaise expérience de film en tibétain auquel je n’ai rien compris). C’est dommage pour ma gang de 6 personnes : c’est physiquement impossible de parler à qqn d’autre que ton voisin immédiat. Tu es coincé, tu regardes devant et tu bois une bière, fru. On jouera au téléphone arabe. « C’est dull… » / « Quoi? Est folle? » « Veux-tu une bière? » / « Non, Pierre travaillait ce soir. » « Peux-tu m’aider à déménager? » / « Nous on a bouffé avant. » « Faut vraiment que je sorte fumer » / « Je ne pense pas, mais il y a une photographe. »
Ensuite D. Kimm « toque de poil » prend la parole pour jouer au placier : elle corde davantage les gens et leur indique qu’elle s’apprête à vendre des billets supplémentaires pour atteindre 400 personnes, même si tout est sold out depuis un moment. Je comprends que le Combat soit une « vache à lait » pour le FVA, et qu’il soit intéressant pour eux de vendre un max de billets. Mais 200 personnes satisfaites ne vaut-il pas mieux que 400 mécontentes? Et ceux qui ont acheté leur billet il y a quelques semaines déjà, méritent-ils cette surprise de dernière minute parce que Christiane Charrette en a parlé la veille? Moi je dis : soit tu conserves le beau petit côté hipster artsy Mile End de la chose et tu limites le nombre de personnes dans ta salle crappy, soit tu assumes tes intentions commerciales et tu déplaces l’événement dans une grande salle capable d’accueillir toutes les têtes qui paient leur crise de claustro avec torticolis inclus 21,50$.
Ça fait du bien, mais c’est plus long que prévu. Si tu t’es rendu jusqu’ici, tu m’étonnes. La prochaine fois je parlerai des performances en tant que telles.
2008/02/06
2008/02/04
La visite de la fanfare

Je viens de faire une super belle découverte: le premier long métrage du cinéaste israélien Eran Kolirin. Peut-être que certains chanceux l'ont attrapé au vol lors de la dernière édition du Festival du nouveau cinéma. Sinon, ce sera bientôt le moment de vous reprendre!
Un beau film tout simple, plein de silences inconfortables, de blagues caustiques et d'étrangeté.
Sasson Gabaï est absolument excellent dans le rôle du lieutenant-colonel Tewfiq, aussi chanteur et chef d'orchestre pour le Alexandria Police Ceremonial Orchestra. Une drôle de gang de musiciens égyptiens qui débarquent dans le désert israélien avec leurs uniformes bleu poudre...
De quoi enjoliver un lendemain de Superbowl.

